Avant-Propos
Ce livre doit son origine à un épisode qui marquait profondément la science
encore nouvelle de la mécanique céleste au milieu du XVIIIe siècle. Ce fut la
mise en doute quasi simultanée de la loi de la gravitation newtonienne par trois
des plus célèbres mathématiciens de cette époque : Clairaut, d’Alembert et
Euler. Or au cours de la rédaction, le sujet ne pouvant intéresser initialement
que quelques spécialistes de l’histoire des sciences a débordé les limites étroites
initialement tracées pour devenir une analyse de l’ensemble de cette période
qui vit l’introduction du paradigme newtonien mais aussi l’acheminement de
celui-ci vers la "science normale" au sens de Kuhn.
Notre volonté pendant l’écriture du présent texte était de saisir dans toute
son originalité l’enrichissement décisif apporté à la science de la mécanique, tout
comme les nouvelles perspectives qui s’ouvraient pour celle-ci à travers l’adoption
du calcul leibnizien pour remplacer les méthodes purement géométriques
utilisées par Newton. En même temps il s’agissait de décrire la position épistémologique
qui se refusait d’abord à prendre en considération le phénomène de
la force comme action à distance, pour admettre après maintes considérations
philosophiques cette même force en tant que nouvelle entité régissant la science
de la physique depuis le retour à la "science normale" sous Laplace.
Un texte plus volumineux avec le même sujet était une thèse de doctorat
présentée et acceptée par la "Otto Friedrich Universität" de Bamberg. Je tiens
à remercier tout particulièrement les deux directeurs de thèse, MM les Professeurs
Roland Simon-Schaeffer et K.H. Glassmeier pour l’intérêt qu’ils ont bien
voulu porter à mes travaux. Leurs remarques, leurs suggestions m’ont guidé
sur le chemin que ma curiosité m’avait tracé et j’ai toujours été très sensible à
la bienveillance qu’ils m’ont témoignée. Je remercie également mon ami H.E.
Pesch qui m’a grandement aidé à vaincre les multiples difficultés qui posait la
mise en page informatique avec les formules indispensables à sa compréhension.
M. Marc Kunzer à pris en charge l’écriture des formules et je le remercie très
fortement. Enfin je remercie Mme N. Mazzarini qui, à partir de mon écriture
quelque fois difficile à lire, est parvenue à distiller un texte (je l’espère au moins)
lisible.
Prosper Schroeder

Hacene@freebooks




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